
Trois fragments de ciel
Quand nous avons dessiné les packagings, une question revenait : comment rendre visible ce qui ne se voit pas ? Un parfum n'a pas de couleur. Il a une heure. Et une heure, elle, en a une.
La réponse est venue du ciel. Pas celui des peintres, celui qu'on regarde vraiment. Le vert de l'eau à sept heures, quand la lumière hésite encore. L'or du zénith à quatorze heures, quand le soleil ne monte plus et se met à peser. Le bleu profond de vingt et une heures, celui qui ne dure que quelques minutes entre le jour et la nuit.
Le luxe de demain ne sera pas monochrome. Face à cinquante flacons noirs sur une étagère, celui-ci sera le seul que vous remarquerez.
Chaque flacon porte la couleur de son heure. Ce ne sont pas des choix décoratifs, ce sont des prélèvements. Le vert d'ALBA est la teinte que prend l'eau sous une lumière rasante. L'or de SOMARI est celle de midi, quand les ombres se raccourcissent et que la chaleur devient visible. Le bleu d'ENCENS est le plus difficile : il n'existe que le temps d'un basculement.

Il y a une raison plus simple derrière tout cela. Nous ne sentons pas de la même façon à l'aube et au crépuscule. La peau est plus froide le matin, la chaleur porte différemment à midi, et le soir on cherche autre chose que de l'éveil. Trois heures, trois lumières, trois compositions. Le rythme du jour, pas une gamme de produits.