Patchouli, matière signature d'ENCENS
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Décembre 2025 · 5 min de lecture

Le patchouli qu'on croit connaître

Le patchouli traîne une réputation : les années 70, les boutiques d'encens, une odeur têtue qu'on n'a pas choisie. Cette image vient d'une matière brute, mal distillée, utilisée en excès. Le patchouli d'aujourd'hui n'a presque rien à voir.

Fractionné et purifié, il perd son côté camphré et terreux agressif. Reste une profondeur sombre, un peu cacaotée, qui ne sent plus le magasin mais la matière. C'est l'un des rares ingrédients capables de donner du poids à une composition sans l'alourdir, et l'un des plus persistants qui existent.

Ce n'est pas le patchouli qui a mal vieilli. C'est l'idée qu'on s'en fait.

Dans ENCENS, c'est lui qui ancre la fumée. La cardamome et le thé vert ouvrent sec, l'encens et l'oud tiennent le cœur, le patchouli et le tabac blond gardent la chaleur dans l'ombre. Vingt et une heures : la lumière disparaît, la chaleur reste.

Bois sombre sous une lueur basse

Si vous croyez ne pas l'aimer, il y a de bonnes chances que vous n'ayez jamais senti celui-là.